Alexandre Miletitch – LafargeHolcim

Responsable communication corporate – LafargeHolcim

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

Mon parcours est celui d’un créateur de contenu, d’un raconteur d’histoires. A l’origine, je me suis lancé dans des études littéraires puis en relations internationales dans l’optique de devenir journaliste. Au fur et à mesure de mes expériences, j’ai bifurqué vers un domaine « cousin », la communication éditoriale, dans laquelle j’ai effectué mes débuts à l’agence Ogilvy. J’avais la responsabilité de mettre en scène les contenus de grands comptes du Groupe Ogilvy, comme la Caisse d’Epargne, IBM, Nestlé dans leurs magazines print et leurs sites web.

Ce premier contact avec le web m’a donné envie de me spécialiser dans le digital. Cela m’a conduit d’abord à rejoindre une agence de contenus 100% web, Dixxit, puis le groupe Lafarge en tant que Responsable éditorial digital. Mon rôle était de coordonner la production de contenus sur l’ensemble de l’éco-système digital du groupe, en interne et en externe (intranet, site corporate, réseaux sociaux). Un rédacteur en chef digital corporate, en quelque sorte !

J’ai occupé ce poste jusqu’en 2015, date de la fusion du groupe avec Holcim pour former LafargeHolcim, où j’officie en tant que Responsable communication corporate.

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

Mon métier consiste à faire entendre la voix de mon entreprise auprès de ses audiences. Cela implique de sélectionner les bonnes histoires, les bons formats, les bons canaux pour faire passer les bons messages aux audiences avec le maximum d’impact.

Concrètement, il s’agit de produire des contenus pour le site web corporate, les comptes réseaux sociaux du Groupe, mais aussi de concevoir des événements ou des campagnes multicanal, notamment sur les réseaux sociaux.

Ce métier réclame d’abord du relationnel avec les différents métiers et départements, afin de faire remonter les histoires et saisir les subtilités des sujets. Il demande aussi de la rigueur et de la créativité pour maintenir un flot d’information continu, régulier et en ligne avec les grands messages-clés du Groupe.

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

En deux mots, je dirais les rencontres et la connaissance de l’entreprise. Ce sont les privilèges des créateurs de contenus : pour produire des histoires qui font « mouche » auprès des audiences, il faut interroger les professionnels des métiers de l’entreprise, ce qui amène à côtoyer des profils très variés, basés aux quatre coins du monde. Pour moi, les découvrir et les faire partager de manière impactante avec les audiences est une grande satisfaction. Être en contact permanent avec ceux qui font l’activité de l’entreprise au quotidien permet aussi d’acquérir une réelle compréhension des enjeux business de l’entreprise. Cela se traduit par un supplément d’intelligence dans les contenus, ce qui est indispensable pour une communication pertinente, et cela me procure également beaucoup de plaisir.

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

La réalité virtuelle (VR) a le potentiel pour apporter une véritable nouveauté dans la création de contenus d’entreprise. Elle peut permettre une immersion inédite dans les activités de l’entreprise et proposer une expérience unique de l’entreprise : voyage au cœur des processus de fabrication, plongée dans l’infiniment petit ou l’infiniment grand, découverte des produits et de leur utilisation sur le terrain, aventures humaines extraordinaires. La VR peut aussi amener un nouveau ton, au carrefour du film, de l’animation et du gaming.

Malgré ses promesses, la VR demandera du temps pour s’imposer. Pour changer la donne en profondeur dans la production de contenus, elle devra d’abord se démocratiser dans les usages quotidiens et devenir un vrai canal de diffusion capable de toucher une large audience.

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

Les entreprises vont devoir se faire une place toujours plus grande dans un contexte où l’attention des audiences sera toujours plus difficile à capter sur les canaux digitaux. Les canaux digitaux et notamment mobiles vont gagner encore plus de place aux dépens des médias traditionnels, surtout avec l’avancée en âge des générations « digital natives ».

Les concepteurs de contenus de demain devront donc mettre les bouchées doubles pour faire entendre la voix de leur entreprise. Pour certaines, il faudra devenir un véritable média digital, pour d’autres, devenir producteur de divertissement, en tout cas, apporter une valeur ajoutée aux audiences en termes d’expérience. Cela s’appliquera aussi bien à la communication commerciale qu’au discours corporate. Le brand content a de beaux jours devant lui !

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

Toujours dans la création de contenus, essentiellement dans le digital, mais avec une équipe plus importante, j’espère.

 

Frédéric Quemeneur – Pimp my Perf

Entrepreneur – Pimp my Perf

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

Après des études en publicité, j’ai commencé ma carrière en agences média puis me suis orienté vers le hors média, la promotion et le marketing direct qui répondaient davantage à mes attentes d’une mesure plus objective du ROI.

J’ai poursuivi dans le Groupe Carrefour, pour une chaîne de supermarchés dont le client est sacré, ce qui m’a permis de bien comprendre le fonctionnement du terrain.

Par la suite j’ai intégré McDonald’s, j’en retiens le sens du détail et l’analyse prédictive (consigner le passé pour anticiper le futur).

Il y a 20 ans, j’ai rejoint une start up qui se lançait : Bouygues Telecom.
Une aventure passionnante où il fallait tout créer. Le besoin d’une direction digitale s’est imposée rapidement et j’ai eu la chance de pouvoir y exercer de nombreuses activités (acquisition, SEO/SEA, analytics, UX, social et même l’IT et la sécurité).
Avec le recul, nous étions en avance sur bien des sujets : le social listening dès 2004 (avec les forums dans un premier temps), une plateforme d’entraide entre clients en 2008, une équipe DevOps ultra agile en 2009… Ceci m’a également permis d’être au coeur de l’écosystème du mobile.

A mon compte depuis 3 ans, je me consacre à ma passion : l’expérience client dans sa globalité, avec des clients dans le retail BtC et le tourisme.

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

Mon métier consiste à harmoniser la rencontre entre les promesses d’une marque et les besoins d’un client. J’interviens sur l’expérience dans sa globalité : marketing et technique, digitale et sur le terrain.

Comme le dit justement Jeff Bezos : « The best customer service is if the customer doesn’t need to call you, doesn’t need to talk to you. It just works », une bonne partie de mon activité consiste à traquer les irritants qui dégradent l’expérience et sont souvent issus de certains choix impactant les résultats des autres. D’où la difficulté actuelle pour les entreprises d’appréhender le GDPR.

Outre la veille permanente, je teste pour me faire ma propre opinion avec pragmatisme, je me dois de conserver une certaine avance me permettant de toujours proposer des solutions efficientes.

Je rencontre également les utilisateurs de solutions et surtout les clients de mes clients, ce sont les seuls juges légitimes de l’expérience délivrée.

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

La satisfaction des clients de mes clients, leur fidélité et leur valeur.
Il m’est également important que je sois client de mes clients, on ne perçoit réellement qu’en pratiquant régulièrement.
Autre satisfaction : comme tout passionné, j’aime partager la connaissance et favoriser la curiosité des autres.

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

Je pense que la réalité augmentée va enfin rencontrer son public, la technologie se diffuse largement, maintenant c’est aux marques d’apporter la valeur ajoutée nécessaire pour ne pas tomber dans un effet gadget.
Chez Bouygues Telecom nous avions lancé l’application « ici info » qui permettait de visualiser les commerce et services à proximité, c’était en 2009, trop tôt.

Dans un autre domaine, les marques doivent se positionner sur la reconnaissance vocale qui s’appuie sur la dimension sémantique et lexicale, à la différence d’un chatbot qui à ce jour repose essentiellement sur un arbre logique (version graphique d’un serveur vocal).

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

Il est important que tout le monde partage une même définition : celle qui traite de l’ensemble de l’expérience telle que la vit réellement le client et qui est source de valeur.
L’expérience doit être partout, c’est un sujet qui impacte toute l’organisation d’une entreprise et au-delà des discours, la concrétisation prendra du temps. Objectivement, à quoi sert d’investir dans un chatbot ou une personnalisation si le site s’affiche en 45 secondes ?

Je penche également sur une consolidation du secteur des éditeurs de solutions, ce qui permettra d’avoir des outils qui répondront davantage aux attentes des clients.

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

Après l’entrepreneuriat, réintégrer une entreprise avec une belle marque à développer et surtout des collègues avec qui partager sur la durée.

 

Julien Noblot – HDS Digital

Responsable Partenariats Editeurs – HDS DIGITAL

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

Après des études d’Histoire et de Philosophie, mais sans volonté d’enseigner, il n’a pas été simple de trouver sa place sur le marché du travail. Il est ainsi fait en France, en tout cas en l’an 2000, que les profils atypiques ne sont pas la priorité des recruteurs…Finalement, une personne bienveillante m’a donné une chance pour assurer la régie publicitaire de ses titres de presse professionnelle papier dans le secteur Banque et Assurance. J’ai poursuivi dans cette voie jusqu’en 2006, dans la presse à destination des chefs d’entreprise puis dans la presse professionnelle vins et spiritueux. Le numérique commençait à monter en puissance dans les médias, mais mon patron de l’époque n’y croyait pas, du coup je me suis décidé à changer d’orientation tout en voulant capitaliser sur ma connaissance du média presse. L’occasion m’en a été donnée avec le projet de kiosque numérique www.relay.com lancé au printemps 2006 et que j’ai rejoint en septembre de la même année.

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

Mon métier a évolué en fonction de l’évolution du marché de la presse numérique. En 2006-2008, l’accent était mis sur l’évangélisation des éditeurs de presse magazine à ce nouveau mode de diffusion, il s’agissait de créer rapidement un catalogue de contenus référent et pertinent. A partir de 2008 et jusqu’en 2012, une succession de ruptures ont fait évoluer mon métier vers moins de commercial pur et dur et plus vers une dimension expert-conseil : nous avons été les premiers à lancer une offre de forfait multi-titres illimitée qui a modifié les usages sur notre marché, l’arrivée de l’iPad aussi a profondément changé la donne, autant de choses qu’il a fallu justifier ou décrypter. Aujourd’hui, je suis toujours avec cette double casquette : d’un côté un travail dédié au recrutement de contenus auprès des éditeurs de presse magazine, à la négociation des contrats, à l’animation commerciale du service ; mais aussi d’un autre côté, travailler à l’avenir du service en tenant compte des dernières évolutions du secteur.

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

Décrocher un nouveau contrat, surtout lorsqu’il a demandé beaucoup d’investissement en temps et en travail est toujours une satisfaction. Maintenant, il est vrai que la projection sur la transformation digitale des médias, de presse notamment, est un sujet passionnant car cela va des technologies liées à l’éditorial jusqu’à la création de nouveaux business model, un sujet vaste et divers donc qui me fait gagner en compétences.

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

La réalité virtuelle me semble une innovation vraiment majeure, car bien au-delà du premier abord des jeux cela ouvre un champ incroyable d’opportunités et de possibilités dans le monde professionnel : médecine, aéronautique, automobile, défense…La blockchain est aussi un point intéressant notamment pour faciliter les échanges dans un monde où ils ne sont pas si fluides que cela.

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

Cette question est intimement liée à celle de l’évolution de mon secteur et du coup comme de coutume, il me faut préciser d’emblée que « mes propos ne reflètent pas nécessairement la position de mon employeur ». Concrètement, je pense que mon métier va disparaître, car le service que nous opérons aujourd’hui est de mon point de vue amené à disparaître. En 2006, rien n’existait, tout était à faire et le marché de la presse magazine trouvait utile qu’un tiers se lance et fasse tout le travail en prenant tous les risques. A partir du moment où preuve a été faite que ce marché pouvait exister et être viable, que le coût des technologies avait fortement baissé, il devenait évident pour les éditeurs qu’ils pouvaient se lancer en direct auprès des consommateurs. Cela leur évite d’avoir à reverser des commissions à des tiers comme nous, et cela leur permet de capter beaucoup plus de données qu’ils pourront exploiter par la suite. Par ailleurs, comme dans la vidéo, le sport ou la musique, les opérateurs télécom ont fait une entrée remarquée sur ce créneau du kiosque numérique, avec des moyens importants qui sont les leurs, et un modèle économique basé sur la gratuité pour le client final que nous ne pouvons assumer de notre côté. Notre position d’intermédiaire est donc fortement menacée, mon métier aussi. Il faut peut-être reconnaître humblement que mon métier, comme notre service, aura eu une fonction de passeur et que la mission arrive à son terme. Heureusement les possibilités de rebond existent !

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

Je fais partie d’un groupe très présent dans le retail (dans l’environnement des transports), depuis 10 ans je travaille dans le digital, j’espère pouvoir me dire dans 5 ans que j’aurais été l’un des artisans d’un rapprochement réussi entre ces deux univers. Quand on voit les mouvements opérés par Amazon, qui devient de plus en plus physique, on peut légitimement se dire que la réalité du commerce de demain se situe dans un mix des deux univers, ce qu’on appelle parfois le « phygital ».

 

Caroline Boher – Human & IT

Co-fondatrice – Human & IT

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

De formation ingénieur, j’ai construit l’essentiel de mon parcours dans l’univers du luxe, à des postes qui ont révélé ma culture digitale.

Immergée dans l’univers des systèmes de prévisions de vente au début de ma carrière chez CHANEL, j’ai par la suite développé un esprit collaboratif en animant des groupes de projets de développement produits et services.  Au sein du Marketing International, j’ai expérimenté les vertus de l’intelligence collective sur la conception de dispositifs pour réinventer l’expérience client.

Après 12ans de salariat, j’ai décidé de battre de mes propres ailes et de mettre mes compétences marketing au service des professionnels (industries, hôtels et services). J’ai co-fondé Human & IT pour accompagner les entreprises dans leur transformation digitale en créant de l’innovation sociale.

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

Au quotidien, le métier de consultant revêt de multiples facettes.

J’accompagne les entreprises dans la réflexion, la construction et l’expérimentation de leur dispositif de transformation. J’ai à cœur de leur permettre de délivrer la meilleure expérience à leurs collaborateurs tout en servant leurs objectifs business.

Je fais de la veille et je participe à des évènements pour développer mes compétences digitales, enrichir notre offre et développer la notoriété de notre société.

J’ai plaisir à faire du networking pour partager les expériences, identifier des nouveaux besoins et rencontrer de nouveaux partenaires.

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

Les sources de satisfaction sont multiples dans mon métier

La plus belle satisfaction est de voir l’aboutissement d’un projet. La fierté du travail accompli et du chemin réalisé collectivement. L’énergie déployée et la cohésion renforcée au sein des équipes impliquées. La dynamique de changement amorcée qui n’est pas prête de s’arrêter…

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

L’Intelligence artificielle est incontestablement une des plus grandes innovations du moment. Elle ouvre un vaste champ d’opportunités pour enrichir l’expérience des clients et celle des collaborateurs.

L’IA permet de fluidifier le parcours client et de développer leur satisfaction en apportant une réponse efficace et instantanée. Elle offre la possibilité de personnaliser finement la relation client et d’améliorer la qualité de service grâce à l’exploitation des données collectées.

L’IA transforme le métier des collaborateurs, notamment au sein des équipes commerciales. Elle facilite leur travail et les rend plus efficaces en automatisant certains processus et elle leur permet d’aller plus loin dans l’interaction et le conseil apporté aux clients grâce à de nouveaux outils.

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

Même si les nouvelles technologies évoluent très vite et se succèdent, l’important est de rester fidèle à ses valeurs et d’adopter la bonne attitude. Mon crédo est d’accompagner les entreprises au changement en redonnant toute sa place à l’humain. Je m’attacherai toujours à donner du sens et à développer la confiance des collaborateurs pour co-construire l’avenir ensemble… Je resterai une facilitatrice qui cherche à développer l’engagement de chacun et la performance collective.

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

Je serai à la tête de Human & IT et notre activité s’étendra au niveau international dans une structure qui aura conservé sa taille humaine.

Human & IT sera toujours une entreprise où il fait bon travailler et où la parole de chacun compte. Ce sera un lieu d’expression des valeurs du leadership au féminin (entraide, bienveillance, empathie, émotion…) qui permettra à chacun de se développer en trouvant un équilibre avec sa vie privée. Enfin, ce sera une entreprise qui rassemblera toutes les générations et leur permettra de se nourrir de leur différence avec plaisir. Un très beau programme!

 

Anne Laveau-Gauvillé – Generali France

Business, Brand and Digital Communication Manager – Generali France

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

Canal +, France 2, boîtes de production… C’est dans le milieu des médias que j’ai débuté en tant que journaliste enquêtrice. Ce fut une période enrichissante avec de belles rencontres. Mais le monde de la télévision est aussi un secteur précaire. J’ai alors décidé de m’orienter vers la communication.

Un matin, j’ai reçu un coup de téléphone de Generali France. La Compagnie d’assurances lançait une Web TV ; mon profil les intéressait. Nous étions en octobre 2009. J’ai alors intégré la Direction de la communication et des engagements sociétaux. Pendant trois ans, j’ai conçu des plans de communication à destination des collaborateurs, piloté la Web TV et le magazine internes, rédiger des articles. Puis j’ai pris en charge l’animation de la stratégie de contenus sur le site institutionnel et le portail Génération Responsable.

En 2015, j’ai voulu me rapprocher du business et parfaire mes compétences digitales. J’ai alors rejoint la Direction de la Transformation digitale et de l’expérience client multicanale. J’y ai piloté la stratégie éditoriale sur nos canaux digitaux : sites internet, applications mobiles, espaces clients. Un an plus tard, on m’a proposé de prendre en charge la Communication digitale de Generali France, un challenge passionnant, qui s’est enrichi en mai dernier avec l’animation de la communication client sur les supports web et print.

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

Mon métier de tous les jours ? Elaborer et animer la stratégie de contenus multicanale de Generali France. J’accompagne principalement le marketing, les métiers et les relations humaines dans la conception de plans de communication cohérents, différenciants et innovants, alignés avec notre stratégie business, notre politique de marque et nos engagements RSE. Cela nécessite d’avoir en amont identifier clairement nos cibles, de comprendre leurs usages et leurs attentes pour pouvoir définir l’expérience idéale que l’on souhaite leur faire vivre.

Mon rôle en quelques mots : proposer le bon contenu, au bon moment et au bon format sur nos différents canaux de diffusion. Vous pouvez réaliser les vidéos, les infographies…les plus pertinentes, si vous ne les diffusez pas au bon endroit, vous risquez fort de rater votre cible. Et il faut également un peu de budget !  Sur les réseaux sociaux, difficile en effet aujourd’hui d’être visible sans faire des campagnes sponsorisées.

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

La diversité des projets, des sujets qui obligent à se remettre en cause et à se renouveler sans cesse. C’est challengeant. Je peux travailler en même temps sur les contenus d’une newsletter client, le lancement d’une page Facebook marque employeur et la refonte de notre site de brand content. Impossible de s’ennuyer !

Mes collaborateurs m’apportent également beaucoup de satisfaction. J’ai la chance d’avoir une équipe engagée, complémentaire et créative. Je peux m’appuyer sur eux et eux sur moi. Nous travaillons de manière collaborative et dans un climat de confiance. C’est très agréable.

Et enfin, la phrase qui me fait plaisir à la fin d’un projet : « C’était vraiment bien cette idée de contenu… »

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

Celle dont on parle beaucoup en ce moment et qui va changer la manière d’exercer notre métier d’assureur notamment : l’intelligence artificielle. Dans mon secteur, je pense que l’IA va en autre nous permettre de faire de la relation client autrement. Demain nous aurons des robots conversationnels suffisamment perfectionnés – les fameux Chatbots – qui seront capables de répondre aux clients, quelque soit leur demande. Ce qui n’est pas sans poser question sur la permanence de certains métiers. Je pense également qu’il ne faut pas sous-estimer le contact humain, en particulier quand on doit accompagner nos clients dans des situations difficiles. Soyons vigilants.

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

Demain, quand nous mettrons en place une stratégie éditoriale, nous ne penserons plus print ou digital mais phygital. Quel service, quelle expérience en agence avec les outils digitaux nous voulons faire vivre aux consommateurs ? Quel contenu leur proposer ? Et avec quelle valeur ajoutée ? Il va falloir anticiper les attentes du consommateur : quel canal va-t-il choisir à un moment donné, afin de lui donner la bonne réponse au bon moment, et donc le bon contenu au bon moment. Ce qui n’est pas chose aisée quand on sait que le parcours d’un consommateur est loin d’être linéaire.

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

Toujours enthousiaste et avec un périmètre plus large je l’espère.

 

 

Fanny Juillet – Freelance

Freelance – Directrice artistique

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

Après une formation en arts graphiques à l’EPSAA orientée print j’ai commencé ma carrière en tant que directrice artistique junior chez YinPartners où l’on m’a formée au web.

Cinq années plus tard, j’ai eu envie de voir autre chose et intégrer DotYou (aujourd’hui Broca & Wernicke), une agence web, au poste de DA web.

J’ai quitté le salariat et les agences pour me mettre à mon compte, en freelance, début 2012.

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

Étant seule dans ma barque, je dois gérer tous les aspects d’une micro entreprise.

La création occupe la majeure partie de mon temps mais je dois également veiller à garder le contact et répondre aux demandes de mes clients tel un chef de projet.

Il me faut également gérer l’aspect comptable, qui peut-être très chronophage.

Enfin, même si je travaille principalement avec les mêmes clients, la prospection peut s’avérer nécessaire en fonction de l’activité.

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

De voir un site sur lequel j’ai aimé travailler en ligne! Mais en général je repère très vite les incohérences avec mes maquettes. C’est l’inconvénient du free-lance, on suit rarement les projets jusqu’à la mise en ligne…

Il y a aussi une belle valorisation à recevoir un e-mail d’un client satisfait une fois le boulot terminé.

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

Difficile à dire…

Je trouve intéressant que l’innovation se mette de plus en plus au service de l’environnement ou de causes équitables. C’est comme si on fermait une boucle : le retour du digital au réel.

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

Malheureusement je trouve qu’il y’a une normalisation de la création. Le développement du web mobile a créé de nouvelles exigences en terme de navigation et d’identité visuelle. Même si le design a toujours eu pour vocation de servir l’ergonomie, cela est exacerbé par les contraintes liées au responsive.

Il me semble que l’évolution du web design sera lié aux évolutions technologiques.

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

Je suis à la fois créative et manuelle et j’avoue que ce second aspect me manque! J’aimerai avoir une double activité. J’ai un projet de reconversion / diversification sous le coude…

 

Jérôme Malachoviez – TREPIA

Directeur des Opérations – TREPIA / Groupe INTITEK

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

Issu d’une formation en école de commerce, j’ai démarré mon parcours en tant que VRP Exclusif dans la vente directe en BtoC dans le domaine des énergies renouvelables.

Par la suite, à l’occasion de ma venue sur Paris, j’ai intégré le monde du recrutement, dans un cabinet de recrutement avant de créer, avec 3 associés, notre propre cabinet de recrutement dédié à l’actuariat. Ce fût une très bonne expérience, mais sur un périmètre de niche trop restreint rendant le quotidien peu dynamique.

J’ai donc souhaité quitter ce cabinet que nous avons dès lors fermé en étant légèrement bénéficiaire.

A l’époque je souhaitais intégrer une société de service et de conseil dans l’ingénierie informatique (SSII, nouvellement ESN).

Avec ma double compétence en tant que technico-commercial et recruteur/chasseur, je pensais qu’il serait aisé pour moi d’intégrer cet univers. Mais non.

Après que le marché m’ait complétement ignoré, la société TREPIA m’a contacté. Ce fût le début d’une superbe aventure qui continue.

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

J’ai démarré en tant qu’ingénieur d’affaires grands comptes. Par la suite, j’ai été promu manager commercial puis aujourd’hui, suite au rachat de notre société par le groupe INTITEK et au départ du fondateur, j’ai pris la direction de l’agence.

Mon travail au jour le jour est de piloter l’agence et de gérer les opérations commerciales. Management de proximité auprès de l’équipe siège composée d’une dizaine de personnes et des 120 collaborateurs en projets chez nos clients.

En plus du management, je dois gérer toutes les problématiques quotidiennes qui occupent bien mes journées.

Cela fait appel à beaucoup d’organisation, de communication et de stratégie.

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

Je fais du service client. Mais ce métier fait appel à une relation tripartite où le consultant prend la parole.

Pour que la prestation fonctionne, nous devons servir nos clients tout en accompagnant et en apportant satisfaction à nos consultants.

Je tire énormément de satisfaction à chaque fois que nous servons toutes les parties dans l’atteinte de leurs objectifs respectifs ce qui a pour résultante de nous permettre d’atteindre les nôtres.

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

Je pense que les projets de transformations digitales ont encore de très belles années à venir.

Côté innovation, les objets connectés, les machines Learning et la Big data sont les sujets forts de demain que nous suivons de près.

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

J’imagine notre métier dans un marché encore plus tendu.

Pour avoir de l’avenir, nous devons rester focaliser sur la qualité à tous les niveaux.

Les consultants et les clients sont lassés de ne pas être suivis avec rigueur et engagement.

L’opportunisme n’a pas sa place pour les fidéliser et développer nos parts de marché

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

Aucune idée. Mais j’ai beaucoup d’ambitions.

J’aimerais réussir à faire grandir significativement l’agence tout en gardant cette proximité auprès de nos consultants.

Mon objectif principal qui se joue tous les jours est de créer l’harmonie entre les personnes qui composent cette entreprise.

C’est à cette condition unique que nous arriverons ensemble à accomplir des performances.

Isabelle Charr – OIP Solutions

CEO – OIP Solutions

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

Passionnée par la communication, j’ai commencé ma carrière il y a 20 ans dans les médias et la publicité. En 1999, lors de la première « bulle » j’ai fondé Elfemenino.com en Argentine, qui a été considéré par la presse latine comme le meilleur site de contenu et plate-forme de e-commerce pour les femmes hispaniques.

De retour en France en 2002, je me suis tournée vers le monde du logiciel et ai occupé divers postes au sein d’éditeurs de logiciels tels que Microsoft EMEA et Sage.

J’ai donc un parcours international, avec une forte expérience des métiers des médias et de la communication, couplée à une expérience auprès d’éditeurs de logiciels majeurs.

Ce parcours m’a permis avec l’avènement des dernières technologies web et du big data et de co-fonder OIP Solutions en 2014, un éditeur de « social business software », applications digitales métier.

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

En tant que chef d’entreprise je gère le développement de ma société tout en faisant face à de nombreuses contraintes. J’ai un métier à la fois passionnant et extrêmement prenant parce que je jongle avec le développement produit, SocialJs notre plateforme web propose des solutions métiers afin de permettre à nos utilisateurs d’utiliser des applis digitales au quotidien que ce soit pour les commerciaux, pour la gestion de projets ou les RH donc le produit évolue en permanence, le marketing, la prospection clients et bien sur la gestion d’OIP Solutions.

J’aime aussi bien échanger avec des prospects et des clients sur leurs besoins et sur comment le digital peut les aider au quotidien dans leur métier ou activités qu’analyser l’impact de nos actions marketing on line.
Tout comme j’apprends avec mes clients je suis aussi une grande fan des « données », de leur analyse et du comportement humain !

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

La signature d’un client … 😊

L’un des plus beaux compliments que l’on m’ait fait récemment vient de la part d’un de mes prospects Directeur Commercial d’un grand groupe d’environ une bonne quarantaine d’années qui m’a dit « Madame, merci beaucoup, vous m’avez décomplexé face aux outils digitaux. J’ai trouvé votre solution super simple à utiliser et même ludique …. »
C’est la récompense de l’investissement de toute une équipe qui a pour cœur de prouver que le digital peut fonctionner même dans le B2B si on propose des interfaces et une UX simples à comprendre et intuitives… et faire » simple » parfois c’est compliqué 😉

L’autre chose que j’adore c’est chaque fin de semaine étudier nos « analytics », voir combien de personnes ont visité notre site, testé l’une de nos solutions, pris un abonnement. C’est génial de voir que tous nos efforts commencent à se concrétiser.

Enfin la confiance de mes collaborateurs et de mes partenaires est aussi, pour moi, une grande source de satisfaction. J’ai ce que l’on appelle un mode de management participatif basé sur la confiance, le relationnel et la collaboration. Les voir prendre des initiatives et avoir à cœur notre réussite commune est un vrai moteur !

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

Entre l’IA, la 3D, l’épigénétique, la robotique, les voitures et les drones autopilotés, il y en a tellement !

Pour moi le plus innovant dans ce qu’apporte le digital c’est non seulement l’innovation technologique en termes d’expérience utilisateur, rapidité de développement, économies d’infrastructures, temps réel et autres mais aussi d’usages.

Le digital c’est la possibilité d’adapter rapidement la techno à l’humain et non l’inverse. D’offrir aux gens de s’appuyer au quotidien sur des outils leur facilitant la vie, de leur permettre en quelques clics d’aller plus vite, d’être plus performants.

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

Dans un secteur d’activité où la vitesse et la réactivité sont clefs, chaque journée représente un nouveau challenge !

Maintenant en France moins de 20% des PME utilisent les réseaux sociaux et seules 6% d’entre elles se servent d’outils digitaux pour structurer leurs informations et leurs ressources, il y a donc beaucoup de marge de progression….

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

Dans la paix et le contentement 😉

Avec une super équipe qui aura grandie en France et à l’International.

J’imagine que nous aurons pu développer de nouveaux outils qui permettront aux personnes de s’appuyer sur le digital au travail tout comme ils l’utilisent aujourd’hui dans leurs activités personnelles. Nous travaillons également sur pas mal de pistes incluant l’IA dans nos logiciels, il y a facilement de quoi faire pour les 5 années à venir !

Michael Goncalves Da Cruz – SAUTHON INDUSTRIES

Directeur E-commerce / Digital – Sauthon Industries

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

Ça fait aujourd’hui 16 ans que je suis dans le monde du digital (pour son nom actuel même si on parlait plus de multimédia quand j’ai commencé ma carrière 😉).

J’ai débuté ma carrière en 2001 en tant que Directeur Artistique où je m’occupais du design (HIM) de logiciel marketing et de jeux-vidéo casual gaming.

Après 6 ans dans des fonctions de DA, je me suis tourné vers un nouveau challenge dans l’univers de la cosmétique, en rejoignant SEPHORA du groupe LVMH pour accompagner le lancement du e-commerce de l’enseigne en France. Je suis resté 9 ans dans l’enseigne pour le développement du digital et en tant que Directeur des Opérations e-commerce et de la Création Digitale, j’avais des fonctions variées et très transverses. J’étais aussi bien garant de l’image web de SEPHORA pour la création dans l’ensemble des supports de communication digitaux (sites e-commerce, webmarketing, social media, tutoriaux vidéos, etc.) ; de la eSupply-Chain pour assurer une expérience client optimale pour l’expédition des colis ; de la gestion de la fraude (et oui il y a beaucoup de fraudeurs en e-commerce) ; de la coordination du service clients e-commerce ; de la TMA pour assurer une expérience client optimale sur le site au quotidien ; et pour finir de la coordination digitale des pays non e-commerce de la zone EMEA pour assurer une image de marque cohérente quel que soit le pays.

Suite à cette aventure internationale chez SEPHORA, riche professionnellement et humainement parlant, j’ai rejoint la société de jouets pour enfants BAGHERA en tant que Directeur e-commerce pour développer le business B2C et activer l’ensemble des leviers marketing car tout était à faire !

Après avoir relevé le défi, je me suis tourné vers la société française de meuble pour enfants SAUTHON en tant que Responsable e-commerce / digital pour travailler sur le développement de la marque en e-commerce et sur l’évolution de sa communication digitale. Un vrai challenge !

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

Je n’ai pas vraiment de journée type et c’est ce que j’aime d’ailleurs dans mon métier car je peux passer de la définition de la stratégie digitale d’une marque ; la refonte de son image de marque ; le développement de la distribution B2C du catalogue produits sur des marketplaces ; la gestion au quotidien de l’activité e-commerce de la marque ; ou l’activation de leviers web marketing (social media, affiliation, emailing, display, etc.).

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

De par mes fonctions dans la direction de site e-commerce, la facilité serait de dire le développement du business B2C d’une marque mais ce n’est qu’une composante de ce qui me plait dans mon métier. En effet, ce que j’aime c’est globalement accompagner une marque dans son développement en général et apporter mon expertise pour aider par exemple une société dans sa transformation digitale.

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

Sur ces dernières années, je dirais que l’innovation notable pour moi dans l’écosystème digitale et plus globalement dans notre consommation est l’essor du m-commerce dans notre quotidien. Aujourd’hui, l’achat online via mobile n’est plus secondaire mais principal et toute enseigne avec une activité e-commerce doit avoir une stratégie en phase avec les nouvelles coutumes de consommation et donc placer le mobile au premier plan car on se rend vite compte que le trafic est supérieur à 50% sur smartphone / tablette.

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

Compliqué à dire car au même titre que la transformation digitale des enseignes que j’aime faire, mon métier est également voué à se transformer.

De plus, avec mon parcours professionnel pas forcément « classique » qui m’a permis d’être un « touche à tout » et donc d’avoir une vision 360 des différents corps de métier du digital (dans sa configuration actuelle), je me vois bien étendre mes perspectives et découvrir de nouveaux métiers et ainsi ajouter des cordes à mon arc 😊.
J’aime être créatif dans tout ce que je fais alors je souhaite continuer à l’être dans ma carrière professionnelle !

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

Dans la continuité de mes précédents propos, je me vois toujours dans le digital dans 5 ans ou plus globalement dans l’innovation afin d’être toujours dans la construction de nouveaux projets afin de relever de nouveaux challenges. Quand on travaille dans le digital, il est important de savoir se remettre en question sans cesse car c’est un univers en constante évolution et j’aime suivre cette évolution.

Jimena Sengenes – Free-lance

Consultante free-lance en content marketing digital

 

Avant votre poste actuel, quel fut votre parcours ?

Depuis toute petite, j’ai toujours aimé les histoires. Naturellement, dès que j’ai pu j’ai commencé à écrire et j’ai fini par en faire mon métier ! Je me suis formé dans une école de journalisme, à Buenos Aires (Argentine) où j’ai été rédactrice dans un newsmagazine pendant quatre ans. J’ai déménagé à Paris en 2003 et j’ai continué ce métier en tant que correspondante free-lance pour plusieurs publications en Amérique Latine.

Lors de mon Master à Sciences Po Paris, j’ai rencontré des professeurs qui m’ont donné envie de découvrir l’univers de la communication et le marketing. Depuis 2005, j’évolue dans différents métiers de la communication digitale : j’ai d’abord été chargée RP pour Lancôme International où j’assurais la production des dossiers de presse et la relation avec les influenceurs beauté. Ensuite, j’ai participé à la refonte du site e-commerce Yves Rocher, j’ai développé et déployé la communication commerciale pour tous les sites de la marque à l’international et à partir de 2014, j’ai mis en place la stratégie de brand content digital et la ligne éditoriale des réseaux sociaux de la marque.

 

Quel est votre métier de tous les jours ?

Actuellement, je suis mon propre boss ! Je suis devenue consultante free-lance en content marketing digital. En clair, je mets au service des marques mon expérience dans l’audit et la stratégie éditoriale, la rédaction web, le community management et la photographie. Selon les projets, je fais appel à d’autres experts du digital : dans le webdesign, la vidéo, le motion design, l’illustration…

Ma conviction est que chaque marque a une histoire et des valeurs, et c’est en exprimant cette vérité profonde parfois cachée qu’elles peuvent se rendre plus humaines et plus proches des gens.

 

Qu’est-ce qui vous apporte le plus de satisfaction dans votre métier ?

En devenant indépendante, j’ai fait le choix de m’entourer de gens et de projets en phase avec mes valeurs, et c’est une source inépuisable d’énergie positive !

J’aime tout le processus : j’adore faire des nouvelles rencontres, j’aime apprendre avec les clients et leurs problématiques spécifiques et uniques, travailler avec les équipes créatives pour trouver des solutions innovantes et adaptées m’amuse et me stimule beaucoup… Derrière mon côté créatif, se cache aussi une obsédée des résultats ! Ma plus grande satisfaction est de constater que les objectifs qu’on s’est fixés avec mes clients sont atteints, voire dépassés.

 

Quelle innovation vous semble notable dernièrement ?

Les outils de social listening, d’écoute digitale, ont considérablement changé la façon de communiquer des marques et notre démarche dans la production de brand content. Ils nous permettent de trouver des insights pertinents et adaptés aux cibles, de suivre en temps réel la notoriété des marques auprès des différentes sphères de la e-influence, d’éviter des éventuelles situations de crise et de générer des contenus en phase avec les audiences.

Ces outils nous ont permis de passer d’une communication brand centric à une communication people centric, une véritable révolution pour les marques, si longtemps habituées à ne parler que de leurs produits. Aujourd’hui, seules les enseignes humbles et à l’écoute peuvent construire des liens durables avec leurs clients et prospects.

 

Comment voyez-vous votre métier dans le futur ?

Autrefois, la communication était considérée par les marques comme une dépense. Grâce au digital, les actions de communication sont mesurables, quantifiables. On peut désormais parler de ROI. Les dashboards de performance permettent de voir évoluer en temps réel l’impact des actions et des prises de parole des marques sur les différents médias : owned, earned et payed.

La communication digitale, de la main du content marketing, va certainement prendre de plus en plus de place dans la stratégie des marques. Ces cinq dernières années, on a vu apparaître et se consolider des métiers comme celui de community manager, digital content manager, influence manager… Même mon métier n’existait pas il y a quelques années ! Il évoluera, comme beaucoup d’autres, dans les années à venir.

 

Comment vous imaginez-vous dans 5 ans ?

J’aimerais continuer à travailler sur des projets passionnants, notamment dans le domaine de la pâtisserie (une vraie passion chez moi !), la gastronomie et le food business en général.

Enfin, j’espère que dans 5 ans je continuerai à m’amuser toujours autant ! Et à apprendre, car c’est la seule constante dans les métiers du digital : l’évolution et l’apprentissage permanent.